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La cathédrale de Chartres
Notre-Dame-de-Chartres, édifice gothique du XIIIe siècle
fut construit immédiatement après l'incendie de 1194 qui ravagea la
cathédrale romane du XIe siècle. Il a fallu seulement trois décennies
pour construire le gros œuvre d'un édifice qui s'impose par son étonnante
unité et son incomparable harmonie.
C'est la crypte romane, épargnée par l'incendie, qui commande et ordonne le plan
de la nouvelle cathédrale. Nous ne connaissons pas le nom du maître d'œuvre
qui osa lancer pour la première fois à une telle hauteur les voûtes sur
croisée d'ogives.
Le maître de Chartres innova prudemment. Dans l'élévation, le triforium
remplace les tribunes. Les fenêtres hautes chassent le mur, cédant la place aux
vitraux. La cathédrale de Chartres devient le premier édifice de très
grande dimension dont il fut décidé que tout le système de structure
assurant la stabilité reposerait sur l'emploi systématique d'arcs-boutants.
Cet édifice de pierre, dont tous les éléments d'architecture servent
à conduire les forces vers le sol, nous attirent irrésistiblement vers le haut,
là où s'épanouissent la légèreté de la voûte,
les piliers et les colonnes.
Le théâtre de Chartres
Magnifique théâtre à
l'Italienne du XIXe siècle, situé au
cœur de la cité, le Théâtre de
Chartres, scène conventionnée par le
Ministère de la Culture, a trois missions essentielles : la
création, la diffusion et la formation.
Le théâtre de Dreux
La Salle des fêtes de Dreux, devenue depuis le
Théâtre, a été
édifiée en 1910 par Georges Beauniée,
architecte de la Ville, dans un joli style éclectique
caractéristique de cette époque.
L'intérieur est un bel exemple de la
décoration du début du XXe siècle,
pastiche de style Louis XVI. La salle, de plan rectangulaire et pourvue
d'un balcon légèrement convexe, est
scandée par un ordre corinthien colossal,
rehaussé avec profusion de décor de guirlandes,
d'acanthes, de consoles et de corniches d'une
grande élégance.
De part et d'autre du cadre de scène, deux reliefs
sont à remarquer. Ils sont l'œuvre du
sculpteur Constantin Roux et choisis par Maurice Viollette dans les
réserves de l'Etat pour orner le nouveau monument.
Ces deux reliefs représentent deux des
éléments, le Feu et l'Eau. Ils font
partie de la suite des quatre éléments dont la
série existe, en céramique, alternées
avec une Suite des saisons dans la buvette de
l'Assemblée nationale.
Le château de Maintenon
L'histoire du château de Maintenon remonte au
Moyen-âge comme en témoigne sa tour
carrée du XIIe siècle. En 1509, Jean Cottereau,
Trésorier des finances sous Louis XII, François
1er et Henri II, acquiert la terre de Maintenon et transforme le
château en rebâtissant en particulier,
l'église collégiale Saint-Nicolas vers
1521.
Le 27 décembre 1674, Françoise
d'Aubigné, veuve du poète Scarron, et
future marquise de Maintenon achète le domaine aux
héritiers du marquis de Villeray d'Angennes,
descendant de Jean Cottereau ; elle agrandit et embellit le
château et le parc avant de devenir en 1684
l'épouse secrète de Louis XIV.
En 1698, elle fit don de Maintenon à sa nièce
à l'occasion de son mariage avec le Duc
d'Ayen, fils du Duc de Noailles, Maréchal de
France.
C'est à Le Nôtre que l'on doit
le dessin des parterres ainsi que le tracé des deux
allées du parc, dont l'une porte son nom ;
l'autre appelée Racine, rappelle le souvenir du
célèbre poète qui travailla
à Maintenon aux tragédies Esther et Athalie.
L'aqueduc, construit par Vauban et La Hire à la
demande de Louis XIV pour amener les eaux de l'Eure
à Versailles, devaient comporter 3 étages mais
resta inachevé.
L'église de Châtillon-en-Dunois
L'église de Châtillon date de la fin du
XIIe siècle. Elle est de style roman, bâtie en
grison, agglomérat ferrugineux extrêmement dur qui
permet aucun travail de sculpture. On peut voir l'œuvre
primitive dans les murs de la nef et du chœur avec ses petites
fenêtres et les contreforts extérieurs en grison.
Au XVIe siècle on décida de l'agrandir
et d'y construire 2 transepts en silex et pierre de taille.
Sur le côté ouest du transept nord, au dessus du
petit cabanon, on distingue très nettement dans la
maçonnerie un arc de pierre qui, peutêtre,
l'amorce du cloître dont parlent les archives. A
l'intérieur de l'église, la
pièce la plus remarquable est, sans nul doute, le lutrin
daté de 1754, modifié en 1784 avec un
antiphonaire et un graduel chartrains de 1784. Il est en parfait
état, tel que devaient l'utiliser les chantres
avant la révolution.
L'abbaye de Thiron-Gardais
Située dans le Perche, l'abbaye royale de Thiron,
fondée en 1114 par saint Bernard de Ponthieu, fut
à la tête de l'un des ordres religieux
les plus influents du Moyen-âge. En 1145, période
de pleine prospérité, 14 abbayes et 86
prieurés lui sont rattachés. Au début
du XVIIe siècle, les bénédictins de la
Congrégation de Saint-Maur s'y installent et y
fondent un collège, qui sera promu en 1776, école
royale militaire. Pendant la Révolution, l'abbaye
fut, de nouveau, pillée et incendiée.
Aujourd'hui, on peut découvrir
l'église Abbatiale du XIIe siècle et le
magnifique parc, autour de l'ancienne Grange aux
Dîmes, avec ses jardins thématiques
d'inspiration médiévale,
récemment redessinés et plantés.
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